DOUCE-AMERE
Solanum dulcamara L. 

PLAN DE LA MONOGRAPHIE :
 
  La plante
  Composition et emplois
  L'intoxication
  Photographies



LA PLANTE Douce-amère, Vigne de Judée, Morelle grimpante Solanum duclcamara L., Solanaceae

Plante grimpante, vivace, pouvant atteindre 2 mètres, à grosse racine charnue et ramifiée. La douce-amère est très commune, on la trouve dans les jardins, dans les haies, sur le bord de chemins et les décombres. Les feuilles sont ovales, le plus souvent trilobées (par la présence de deux petits segments latéraux à la base du limbe principal).
Les fleurs, de forme étoilée, sont petites (10 à 20 mm) avec une corolle constituée de 5 pétales de couleur violette, laissant apparaître des étamines jaunes. Elles sont regroupées en cymes.
Les fruits sont de petites baies ovoïdes d'environ 1 à 1,5 cm de long, d'abord vertes puis oranges et rouge luisant à maturité. Leur saveur est d'abord douce puis amère.


COMPOSITION ET EMPLOIS :

Toute la plante est potentiellement toxique en raison de la présence d'alcaloïdes comme la solanine et plus particulièrement le fruit. On notera que la baie encore verte est plus riche en alcaloïde - et donc plus toxique - que la baie arrivée à maturité (rouge). Des saponosides présents dans le fruits peuvent provoquer également des troubles digestifs mineurs.
Suivant l'origine géographique de la plante sa composition chimique est différente (on parle de race chimique). Ainsi en Europe de l'Ouest la douce-amère renferme de la tomatidine et de l'yamogénine. Plus à l'Est une deuxième race contient de la soladulcidine et de la tigogénine. Un troisième race enfin, beaucoup plus rare, retrouvée en Bulgarie renferme de la solasodine et de la diosgénine.
Jadis, la douce-amère était considérée comme plante médicinale, on lui prêtait des propriétés antirhumatismales, diurétiques et dépuratives. Elle reste encore de nos jours utilisée en homéopathie pour traiter certaines dermatoses et les diarrhées.


L'INTOXICATION :

Elle est presque toujours dûe aux fruits et est le fait des jeunes enfants attirés par la couleur vive des baies.
Les symptômes observés sont digestifs, nausées, vomissements, mais aussi mydriase et tachycardie. Des lésions des muqueuses digestives peuvent être observés. L'intoxication reste en général de gravité très limitée.
Le traitement consiste à évacuer le toxique (vomissements provoqués) et la correction des symptômes observés.


PHOTOGRAPHIES :