INOCYBE DE PATOUILLARD
Inocybe patouillardi  Bres.

PLAN DE LA MONOGRAPHIE :

 Le Champignon
 L'intoxication


Le champignon : Inocybe de Patouillard, Inocybe patouillardi, Agaricaceae.


TOXIQUE - A REJETER IMPERATIVEMENT !

 


  • Le Chapeau : Chez le sujet jeune il est conique et campanulé (en cloche), puis plus étalé et mamelonné chez le sujet plus âgé. Il est souvent de forme irrégulière. Le bord du chapeau est d'abord enroulé, puis se fendille avec l'âge. La surface est soyeuse et parcourue de fibrilles. Sa couleur varie du blanc au blanc jaunâtre, se tachant par endroit de plaques allant du rouge au brun vermillon.
  • Les lamelles : Elles sont serrées, adnées-émarginées, blanches puis olive-brunâtre se tachant de bistre. On remarquera la présence d'une arête blanche floconneuse.
  • Le pied : Il est plein et fibreux, de couleur blanche puis taché de rouge vermillon. Il est peu bulbeux à la base, tandis que le sommet est couvert de pruine (couvert d'une fine poudre blanche).
  • La chair : Elle est blanche de saveur douce et à l'odeur fruitée assez forte.




Intoxication : Syndrome muscarinien ou syndrome sudorien ou syndrome cholinergique. :

De nombreuses espèces de champignons contiennent une substance toxique, la muscarine, capable de provoquer le syndrome sudorien. D'autres espèces, notamment certains clitocybes blancs (C. dealbata et C. rivulosa) sont souvent responsables de ce type d'intoxication.

C'est donc la muscarine qui est responsable de l'intoxication par ce champignon. Les premiers symptômes se manifestent très vite, généralement de un quart d'heure à deux ou trois heures après l'absorption des champignons, parfois les signes débutent pendant le repas. Les signes digestifs sont presque toujours présents, il s'agit de douleurs abdominales, se spasmes intestinaux avec des diarrhées importantes et des vomissements. On retrouve également une hypersécrétion glandulaire généralisée : salivation abondante, sueurs importantes, larmoiements, rhinorrhée. On peut aussi retrouver des troubles du rythme cardiaque, des troubles de la vision et une angoisse ressentie par le malade.


  • Le traitement : L'atropine est un antidote efficace, administrée en voie sous-cutanée elle donne d'excellents résultats très rapidement. Les vomissements liés à l'intoxication permettent souvent d'éliminer un bonne partie du toxique et améliore l'état du malade, s'ils n'ont pas lieu spontanément il faudra les provoquer ou pratiquer un lavage d'estomac. On peut également compenser les pertes liquidiennes et électrolytiques liées aux diarrhées et aux vomissements par des perfusions. Généralement l'évolution est rapidement favorable quand le traitement adapté est appliqué.